Manger vivant : qu’est-ce que c’est ?

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Quelle image vous vient quand je vous dis de manger vivant ? Peut-être vous voyez-vous dans une grotte en train d’arracher à pleines dents un morceau de chair animale crue ? Ou bien peut-être imaginez-vous que vous êtes en train de creuser la terre pour extraire une racine et vous en délecter ? Ou bien vous voyez-vous en train de courir après une carotte rebelle ne voulant pas se faire attraper ? Je plaisante. 

Manger vivant, c’est à la fois simple et complexe.

Qu’appelle-t-on une nourriture vivante ?


Une nourriture vivante est une nourriture naturelle, locale et de saison contenant tous ses éléments nutritifs sans transformation. On comprend donc que manger vivant n’intègre aucun produit industriel et bannit la plupart des cuissons.

Pourtant, la maîtrise du feu il y a 800 000 ans a permis à l’humanité de faire un bond gigantesque. La cuisson a permis de neutraliser de nombreuses bactéries pathogènes et de nombreux virus. Ne l’oublions pas. Seulement, nous devrons de plus en plus nous orienter vers des cuissons respectueuses de l’intégrité de l’aliment. J’ai déjà fait le point sur ces questions.


Plus que jamais aujourd’hui, il est nécessaire de manger utile.


On ne peut plus se permettre de remplir son estomac avec des aliments dénués de toute substance vitale. Cela fait longtemps, avec le docteur Kousmine et d’autres nutritionnistes, que nous parlions d’aliments morts. Que ce soient les fast-foods, les sandwiches, les aliments en boîte, les plats déjà préparés bourrés d’additifs, de pesticides et autres joyeusetés de notre civilisation, mais également les jus de fruits pasteurisés, les laits pasteurisés ou stérilisés, les confitures, les petits pots, les compotes, toute la biscuiterie, les pâtes avec ou sans gluten, les préparations de gâteau avec ou sans gluten, les céréales raffinées, bref, tout ce qui constitue l’alimentation quotidienne de 90 % des personnes habitant un pays occidental, et qui devraient être bannis de notre alimentation.


Les maladies chroniques de plus en plus préoccupantes


Le message est difficile à passer car, quand vous êtes jeunes, votre corps est tolérant, il se contente de ce que vous lui donnez sans forcément manifester des signes vous démontrant leur toxicité. Vous avez l’impression que cela ne vous concerne pas. Certains sont plus fragiles que d’autres. Je reçois quotidiennement des appels au secours de jeunes gens de 20 ou 30 ans, qui ne savent plus quoi manger tellement leur corps est enflammé.

Regardez autour de vous : ne voyez-vous pas de plus en plus de jeunes très maigres au très gros, affectés de boutons, d’eczéma, d’allergies diverses, d’hyperactivité, d’autisme quand ce ne sont pas des maladies graves comme les cancers, ou une maladie auto-immune quelle qu’elle soit ? Toutes ces maladies sont en augmentation exponentielle. Les dernières statistiques nous révèlent qu’il y avait déjà en 2014, 422 millions de diabétiques, qu’une personne meurt de diabète toutes les six secondes dans le monde, un tiers de la population européenne, soit 179 millions d’individus est touché par des troubles du cerveau, en France, 15 millions de personnes ont une maladie chronique, en 2015, il y a eu 385 000 nouveaux cas de cancer dont plus de la moitié sont déjà morts… la liste est trop longue et mon but n’est pas de vous saper le moral mais de vous encourager au changement.


La promesse des industriels et des chercheurs était de nous rendre la vie plus facile et plus agréable. L’est elle ?


Quand on veut manger naturel et vivant c’est beaucoup plus compliqué que de manger malbouffe. Si vous avez le malheur d’aller aux urgences pour un problème de santé ou de covid 19 ou un accident vous serez peut-être déjà mort dans le couloir d’attente… les médecins sont débordés surtout en ce moment et ne peuvent répondre qu’aux urgences. Ils n’ont pas le temps de vous éduquer et c’est à vous prendre en main. 

Seuls vous, êtes responsables de votre santé !


« Ce que nous n’apprenons pas par la sagesse, nous l’apprendrons par le malheur ».

 - Baird Spalding- La vie des Maîtres -

Ne comptez pas sur l’Etat, sur la publicité, ou sur votre médecin pour vous prendre en charge. Vous devrez aller vous-même chercher les informations.

Si vous lisez cette lettre, vous êtes au bon endroit. C’est toute une vie de recherches, de synthèses, et de gourmandise que nous vous offrons à travers notre magazine 95°et mes gazettes, qui ont l’objectif de vous aider à vous prendre en main au niveau de votre santé et à changer d’alimentation en vous montrant que cela peut être très simple et très accessible.


Comment manger vivant ?


Dans différents articles j’ai parlé de la toxicité d’un grand nombre de cuissons. J’ai largement abordé cette question des enzymes qu’il ne faut pas confondre avec les enzymes organiques. Quand vous cuisinez au Vitaliseur vous êtes certains d’avoir les vitamines et les minéraux préservés. Attention toutefois aux sur- cuissons. En effet, j’ai remarqué que vous étiez nombreux à trop cuire vos aliments. Peut-être vous a t’on dit qu’il fallait laisser les légumes entiers, ne pas les éplucher etc. Tous les tests en laboratoire ont été effectués en épluchant les légumes et en les coupant en petits bouts. Mais si vous voulez qu’ils restent vivants, vous devrez éplucher, couper, cuire, et manger ce que vous venez de préparer au moment où vous le confectionnez. Dès que vous voulez conserver les aliments et les préparer à l’avance, on ne peut plus parler d’aliments vivants. Bien entendu les minéraux seront garantis en cuisant au Vitaliseur, mais les vitamines qui étaient préservées lors de la cuisson, s’oxyderont au fur et à mesure du temps qui passe.

L’impératif est donc de cuisiner au moment et d’acheter ses légumes au moins trois fois par semaine.


Manger sain et vivant


Tout d’abord, vous éviterez de trop manger. En effet si votre estomac est trop rempli, il se vidangera moins bien et vous aurez tendance à fermenter. Pour peu que vous mangiez du pain à ce repas, la colle obtenue à partir du gluten, bouchera le pylore et vous rentrerez dans un cercle vicieux.

Ensuite, l’idéal serait d’associer un peu de crudités avec des légumes cuits à la vapeur. Pour les personnes très fragiles de l’intestin, je vous conseille de blanchir, ne serait-ce que 40 secondes vos légumes crus entiers à la vapeur afin de tuer bactéries et virus, ces éléments pouvant s’associer à votre microbiote toxique et s’organiser en biofilm ce qui ne ferait que compliquer votre inflammation digestive.

Mangez une protéine comme des œufs, du poisson, du poulet bio, ou des escargots etc. Il faut avoir une très bonne flore intestinale pour supporter les légumineuses comme les lentilles et les pois chiches. Préférez- les germées. Si vous ne supportez pas les crudités, vous pouvez très bien prendre une cuillère à soupe de graines germées, très riches en cellules souches.

N’abusez pas des jus qui ont tendance à fermenter dans les intestins délicats.

Assaisonnez avec des huiles pressées à froid et impérativement biologiques. Vous pouvez faire des sauces à base de bouillon ce qui enrichira votre bol alimentaire en sels minéraux assimilables.

Évitez les desserts mêmes bio, car ils retardent la vidange de l’estomac et entraînent des fermentations. Si vous tenez à votre douceur, consommer la plutôt au goûter.

Quelques petites noix, amandes ou noisettes feront très bien l’affaire en fin de repas.


« L’important n’est pas tant ce que l’on mange que ce que l’on digère. » M. Rostand


Vous avez compris que cette alimentation vivante est riche en vitamines, en minéraux assimilables, en électrons et en bonnes bactéries comme les endobiotes. Elle est digeste, et si elle est bien menée, elle lutte contre l’inflammation qui est toujours à l’origine de nombreuses maladies.

Soyez créatifs et réapprenez le vrai goût des aliments. Suivez le guide… !


Marion Kaplan

Paléobiotique aux éditions Thierry Souccar


Votre alimentation selon l’enseignement du docteur Kousmine aux éditions "j’ai lu"

www.mangervivant.fr

8 / 09 / 2021